Fiche de révision · Français 3eLa phrase complexe : juxtaposition, coordination, subordination
1er trimestre · chapitre 2 sur 13
Une phrase complexe réunit plusieurs propositions, reliées par la ponctuation, une conjonction de coordination ou un mot subordonnant.
L'essentiel à retenir
- Une proposition = un verbe conjugué
- Juxtaposition : ponctuation
- Coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car
- Subordination : principale + subordonnée
- « Que » relatif a un antécédent, « que » conjonction n'en a pas
La leçon
1. Phrase simple ou phrase complexe ?
Une phrase simple contient un seul verbe conjugué, donc une seule proposition. Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, donc plusieurs propositions. Une proposition est un ensemble de mots organisé autour d'un verbe conjugué.
Exemple
« Il pleut. » (phrase simple) ; « Il pleut, je reste à la maison. » (phrase complexe : 2 propositions)
2. Délimiter les propositions
On souligne d'abord chaque verbe conjugué. On place ensuite des crochets autour de chaque proposition, avec le sujet et les compléments du verbe. Une subordonnée peut être enchâssée au milieu de la principale.
Exemple
[Le livre (que je lis) est passionnant.] : la relative « que je lis » est placée à l'intérieur de la principale.
3. Juxtaposition, coordination, subordination
Juxtaposées, les propositions sont reliées par un signe de ponctuation : virgule, point-virgule, deux-points. Coordonnées, elles sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou un adverbe de liaison (puis, ensuite, pourtant…). Dans la subordination, une proposition subordonnée dépend d'une proposition principale et commence par un mot subordonnant.
Exemple
« Il pleut, je reste. » (juxtaposition) ; « Il pleut, donc je reste. » (coordination) ; « Je reste parce qu'il pleut. » (subordination)
4. Les sortes de subordonnées
La relative commence par un pronom relatif et complète un antécédent. La conjonctive complétive commence par « que » et est souvent COD du verbe principal. La conjonctive circonstancielle (quand, parce que, pour que, bien que, si…) exprime une circonstance : temps, cause, but… L'interrogative indirecte commence par « si » ou un mot interrogatif, après un verbe comme demander, savoir, ignorer.
Exemple
Complétive : « Je crois que tu as raison. » Interrogative indirecte : « Je me demande s'il viendra. »
5. Antécédent et fonction du pronom relatif
L'antécédent est le nom ou le pronom que reprend le pronom relatif. Le pronom relatif a une fonction dans la relative : qui est sujet, que est souvent COD, dont remplace un complément introduit par « de », où est complément de lieu ou de temps. « Que » est pronom relatif s'il a un antécédent, conjonction s'il n'en a pas.
Exemple
« Le livre que je lis est passionnant. » : antécédent « livre » ; « que » est COD de « lis ».
6. Varier ses phrases en écrivant
Une suite de phrases simples rend un texte haché. Relier les idées par la coordination ou la subordination montre leurs liens : cause, conséquence, opposition, temps. Il faut aussi éviter les phrases trop longues, difficiles à suivre.
Exemple
« Il pleuvait. Nous sommes restés. » → « Comme il pleuvait, nous sommes restés. »
La méthode
Comment analyser une phrase complexe
- Souligne les verbes conjugués et compte-les.
- Délimite chaque proposition par des crochets.
- Cherche ce qui les relie : ponctuation, conjonction de coordination ou mot subordonnant.
- Pour une subordonnée, donne sa sorte (relative, complétive, circonstancielle, interrogative indirecte) ; pour « que », vérifie s'il a un antécédent.
Pièges à éviter
- Ne compte pas les infinitifs ni les participes comme verbes conjugués : « Je veux partir » ne contient qu'une proposition.
- « Car » et « parce que » expriment tous deux la cause, mais « car » coordonne et « parce que » subordonne.
- Ne prends pas tout « que » pour un pronom relatif : dans « Je crois que tu as raison », il n'a pas d'antécédent, c'est une conjonction.
Vocabulaire
- Proposition
- Groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué.
- Proposition principale
- Proposition dont dépend la subordonnée.
- Antécédent
- Nom ou pronom repris par le pronom relatif.
- Complétive
- Subordonnée introduite par « que », souvent COD du verbe.
- Interrogative indirecte
- Subordonnée qui rapporte une question, après demander, savoir, ignorer.
Teste-toi
3 questions pour vérifier, corrigées tout de suite.
Flashcards
Essaie de répondre avant d'ouvrir la carte.
Comment compter les propositions d'une phrase ?
On compte les verbes conjugués : il y a une proposition par verbe conjugué.
Qu'est-ce que la juxtaposition ?
Des propositions reliées par un signe de ponctuation : virgule, point-virgule ou deux-points.
Quelles sont les conjonctions de coordination ?
Mais, ou, et, donc, or, ni, car.
La suite dans Réviz
4 autres questions, 5 autres flashcards, la carte mentale du chapitre, et ce qui coince qui revient au bon moment jusqu'au contrôle.
Ce que le programme attend
- Distinguer phrase simple (un verbe conjugué) et phrase complexe (plusieurs propositions)
- Délimiter les propositions d'une phrase complexe
- Identifier la juxtaposition, la coordination et la subordination
- Reconnaître les principales sortes de subordonnées : relative, conjonctive complétive, circonstancielle, interrogative indirecte
- Identifier l'antécédent et la fonction du pronom relatif dans une subordonnée relative
- Varier la construction des phrases dans ses propres écrits
Référence : Programme de français du cycle 4 (BO 2015, ajusté en 2020) et repères annuels de progression 2019. Une erreur dans cette fiche ? Signale-la, elle sera corrigée.


